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La famille de Villiers

des origines normandes à la Vendée

Une lignée normande ancienne devenue, en quelques générations, une famille vendéenne associée au Puy du Fou.

Château français en pierre dans un paysage de campagne verdoyante, image d'illustration sur le patrimoine
Réponse rapide

La « famille de Villiers » désigne le plus souvent la famille Le Jolis de Villiers de Saintignon, une famille subsistante de la noblesse française originaire du Cotentin, en Normandie. Installée en Vendée au XXe siècle, elle devient publique avec Philippe de Villiers, fondateur du Puy du Fou. Plusieurs de ses membres sont connus : le général Pierre de Villiers et Nicolas de Villiers, qui dirige aujourd’hui le parc.

  • Nom complet : Le Jolis de Villiers de Saintignon, souvent raccourci en « de Villiers ».
  • Origines : noblesse normande du Cotentin, ascendance connue depuis le XVIe siècle.
  • Ancrage vendéen : récent, construit au XXe siècle autour du Puy du Fou.
  • Figures connues : Philippe, Pierre et Nicolas de Villiers.

De quelle famille de Villiers parle-t-on ?

Le nom prête à confusion, car plusieurs familles françaises portent un patronyme en « Villiers ». Celle dont il est question ici, la plus médiatisée, est la famille Le Jolis de Villiers de Saintignon. C’est elle qu’on désigne couramment, par raccourci, sous le nom de « famille de Villiers ».

Lever cette ambiguïté n’est pas un détail. Beaucoup de recherches sur le sujet mélangent des homonymes ou prêtent à cette famille des éléments qui appartiennent à d’autres lignées. Le point de départ utile est donc le nom complet, plus long et moins connu que la version courte employée dans les médias.

Cette famille est aujourd’hui surtout identifiée à travers quelques figures publiques et à un lieu, le Puy du Fou, en Vendée. Mais son histoire commence bien ailleurs, et bien avant.

Des origines normandes anciennes

La famille Le Jolis de Villiers est une famille subsistante de la noblesse française, originaire du Cotentin, en Normandie. Son berceau se situe du côté de Brucheville, dans l’actuel département de la Manche.

Son ascendance connue est ancienne : elle remonte au milieu du XVIe siècle. On rattache généralement la lignée à Guillaume Le Jolis de Villiers, né en 1540, et l’on relève dès 1536 un Pierre Le Jolis exerçant les fonctions de tabellion — un officier chargé des actes, ancêtre du notaire — à Sainte-Marie-du-Mont. La famille s’inscrit donc d’abord dans une histoire normande, locale et notabiliaire, très éloignée de l’image vendéenne qu’on lui associe aujourd’hui.

Cette profondeur historique compte pour comprendre la suite. Quand la famille met en avant un attachement à la mémoire et à l’enracinement, elle s’appuie sur une lignée réellement ancienne, documentée sur plusieurs siècles.

L’installation en Vendée au XXe siècle

Le basculement vers la Vendée, qui semble aujourd’hui une évidence, est en réalité récent à l’échelle de cette histoire. C’est au cours du XXe siècle que la famille déplace son centre de gravité vers ce département de l’Ouest.

La figure clé de ce déplacement est Jacques de Villiers (1913-2000), qui s’installe en Vendée. C’est de cet ancrage que naîtra, une génération plus tard, l’association durable entre le nom de Villiers et ce territoire. L’identité vendéenne de la famille n’a donc rien d’immémorial : elle se forme au XXe siècle, avant d’être popularisée par le projet qui va suivre.

PériodeRepère
XVIe siècleOrigines normandes connues, dans le Cotentin ; ascendance documentée
XXe siècleInstallation de la famille en Vendée (Jacques de Villiers, 1913-2000)
1986-1987Philippe de Villiers, secrétaire d’État à la Culture
2004 puis 2012Nicolas de Villiers prend la direction du Puy du Fou
2014-2017Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées

Philippe de Villiers et le Puy du Fou

C’est avec Philippe de Villiers que la famille devient véritablement publique. Né en 1949, il mène une double trajectoire, politique et culturelle. Côté politique, il est notamment secrétaire d’État à la Culture en 1986-1987, puis député de la Vendée et longtemps président du conseil départemental du département.

Mais c’est surtout le Puy du Fou qui attache durablement son nom à la Vendée. Philippe de Villiers est le fondateur de ce parc à thème consacré à l’histoire de France, devenu l’un des sites les plus visités du pays. Le projet, né autour d’un grand spectacle nocturne avant de devenir un parc à part entière, ancre la famille dans un lieu et dans un récit : celui d’une histoire racontée par la mise en scène.

Sur le plan familial, Philippe de Villiers et son épouse, Dominique de Buor de Villeneuve, ont sept enfants. C’est cette descendance nombreuse qui prolongera l’aventure, notamment au Puy du Fou.

Une famille, plusieurs figures publiques

La famille de Villiers ne se résume pas à un seul nom. Plusieurs de ses membres ont occupé des fonctions de premier plan, dans des domaines différents.

Pierre de Villiers, frère de Philippe, a suivi une carrière militaire. Il a été chef d’état-major des armées, le plus haut poste militaire français, de 2014 à 2017. Sa trajectoire, distincte de celle de son frère, a contribué à donner à la famille une visibilité au-delà du seul champ politique ou culturel.

À la génération suivante, Nicolas de Villiers, né en 1979 à La Roche-sur-Yon, troisième des sept enfants de Philippe, a pris la suite au Puy du Fou. Il préside l’association liée au site depuis 2004, puis la structure gérant le parc depuis 2012. C’est lui qui incarne aujourd’hui la continuité du projet familial le plus emblématique.

Transmission et image de dynastie

C’est cette continuité qui nourrit l’image de « dynastie » souvent accolée à la famille. Le passage de relais au Puy du Fou, du père au fils, et la présence de plusieurs membres dans l’espace public ont installé l’idée d’une saga familiale.

Cette lecture mérite quelques nuances. Une famille ancienne, des fonctions visibles et une transmission réussie autour d’un projet ne suffisent pas à faire une dynastie au sens strict ; le mot relève autant du récit médiatique que de la réalité institutionnelle. Il décrit surtout une cohérence : un nom, un territoire, une mémoire revendiquée.

Une « saga » à manier avec prudence

L’expression de « saga » ou de « dynastie » vient surtout de la presse. Elle décrit une réalité — une famille ancienne, visible et attachée à un territoire — mais ne doit pas être confondue avec un statut officiel. Mieux vaut s’en tenir aux faits : une lignée normande, un ancrage vendéen récent, quelques figures publiques.

Quel est le vrai nom de la famille de Villiers ?

La famille la plus connue sous ce nom est la famille Le Jolis de Villiers de Saintignon. La forme courte « de Villiers », employée dans les médias, est un raccourci. Plusieurs autres familles françaises portent un nom en « Villiers », d’où une homonymie fréquente.

D’où vient la famille de Villiers ?

Elle est originaire du Cotentin, en Normandie, du côté de Brucheville. C’est une famille subsistante de la noblesse française dont l’ascendance connue remonte au milieu du XVIe siècle. Son installation en Vendée est beaucoup plus récente, au cours du XXe siècle.

Quel est le lien entre la famille de Villiers et le Puy du Fou ?

Philippe de Villiers est le fondateur du Puy du Fou, parc à thème vendéen consacré à l’histoire de France. La direction du parc est ensuite revenue à son fils Nicolas de Villiers, qui préside l’association liée au site depuis 2004 et la structure gérant le parc depuis 2012.

Qui sont les membres connus de la famille de Villiers ?

Les plus médiatisés sont Philippe de Villiers, homme politique et fondateur du Puy du Fou, son frère Pierre de Villiers, général et chef d’état-major des armées de 2014 à 2017, et Nicolas de Villiers, fils de Philippe, qui dirige le Puy du Fou.

Des registres normands du XVIe siècle aux gradins du Puy du Fou, la trajectoire de cette famille tient moins de la légende que d’un déplacement réussi : un nom ancien qui se réinvente un territoire. Reste à savoir ce que les générations suivantes en feront.