Cheveux bleus
choisir sa nuance, colorer et faire tenir la couleur
De la décoloration à l’entretien, ce qui sépare un bleu réussi d’une couleur qui ternit trop vite.
Réussir des cheveux bleus tient à trois choses : choisir la nuance selon sa base, passer par la décoloration nécessaire, puis entretenir la couleur. Un bleu clair exige une base très claire, un bleu marine pardonne davantage. Et tout bleu vif s’estompe : un bon entretien le fait durer quelques semaines de plus.
- Nuance et base : plus le bleu est clair, plus la base doit l’être.
- Décoloration : indispensable sur cheveux foncés, mieux vaut le salon.
- Tenue : eau froide, shampoing couleur, lavages espacés.
- Anti-vert : un cheveu sain garde mieux son bleu.
Le bleu fait partie de ces couleurs qui attirent l’œil et changent un visage. Derrière la photo d’inspiration, il y a pourtant une réalité plus technique : la nuance dépend de votre base, le résultat dépend de la décoloration, et la beauté du bleu dépend surtout de l’entretien. Une couleur réussie le jour même peut ternir en deux semaines si on néglige cette dernière partie.
Choisir sa nuance de bleu
Le bleu se décline en une famille large, du plus doux au plus profond. Le choix ne se fait pas qu’au coup de cœur : plus la nuance est claire, plus la base doit l’être aussi. Le teint joue également, même si cela reste avant tout une affaire de goût. La bonne version, c’est rarement la plus saturée — un bleu un peu adouci se vit mieux au quotidien.
Lumineux, exigeants
Doux et aériens, ils ont besoin d’une base presque blanche pour ressortir. C’est la famille la plus belle, mais la plus gourmande en décoloration.
Discrets, polyvalents
Plus sobres, ils se portent facilement au quotidien et tolèrent une base un peu moins claire que les pastels.
Profonds, couvrants
Les plus foncés se posent sans difficulté sur une base déjà foncée, parfois sans décoloration poussée.
La décoloration
l’étape qui décide de tout
C’est l’étape la plus déterminante, et la plus délicate. Pour qu’un bleu clair ou vif se révèle, le cheveu doit être suffisamment décoloré. Sur une base blonde claire, une seule étape peut suffire ; sur des cheveux bruns ou noirs, il faut souvent plusieurs passages, parfois étalés dans le temps pour ménager la fibre.
La décoloration ouvre la cuticule et retire les pigments naturels. Elle assèche et fragilise le cheveu, d’autant plus qu’on la pousse loin. Une base foncée a donc tout intérêt à passer par un salon, où un professionnel évalue l’état du cheveu, dose le produit et limite la casse.
Vouloir gagner du temps en décolorant trop fort, trop vite, à la maison, finit souvent en cheveux abîmés et en bleu qui n’accroche pas. Mieux vaut décolorer progressivement et soigner la fibre entre les étapes — un détail, mais un détail qui fait tenir le reste.
Réussir l’application, en salon ou à la maison
Une fois la base prête, l’application demande surtout de la méthode. Les colorations bleues existent en version semi-permanente, sans ammoniaque, qui se dépose sur le cheveu et s’estompe progressivement, et en version plus durable. Pour un premier essai, la semi-permanente est plus souple : elle pardonne les erreurs et s’efface en douceur.
Quelques précautions valent dans tous les cas. Un test préalable, sur une mèche et sur la peau, vérifie le rendu et l’absence de réaction. On travaille avec des gants, sur des sections régulières, en saturant bien chaque mèche. Le temps de pose se respecte : le dépasser ne fonce pas la couleur indéfiniment, mais peut dessécher. Un rinçage à l’eau froide en fin de pose scelle déjà les pigments.
Faire tenir la couleur le plus longtemps possible
C’est là que beaucoup perdent leur bleu trop vite. L’eau chaude ouvre les écailles du cheveu et laisse fuir les pigments à chaque douche. Quelques réflexes simples changent radicalement la durée de la couleur.
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Rincer à l’eau froide
Terminez la douche à l’eau tiède puis froide : elle referme la cuticule et emprisonne les pigments, là où l’eau chaude les fait fuir.
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Choisir un shampoing pour cheveux colorés
Doux et adapté, il préserve la couleur. Un shampoing classique trop détergent délave le bleu plus vite.
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Espacer les lavages
Chaque shampoing emporte un peu de pigment. Espacer les lavages, en dépannant au shampoing sec, prolonge nettement la couleur.
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Protéger du soleil
Les UV dégradent les pigments. En été, un spray protecteur ou un chapeau limite la perte d’éclat.
Éviter que le bleu vire au vert ou ternisse
Le virage au vert est la mauvaise surprise classique. Il vient de la façon dont le pigment bleu se dégrade : en s’estompant, il peut laisser apparaître des reflets verdâtres, surtout sur un cheveu poreux qui relâche la couleur de façon inégale. Plus le cheveu est abîmé, plus le phénomène est marqué.
Limiter le virage passe par la santé du cheveu. Des soins nourrissants, un masque régulier et des huiles protectrices maintiennent la fibre en bon état et ralentissent le dégorgement. Raviver de temps en temps avec un soin pigmenté bleu compense la perte d’éclat. Un cheveu sain garde sa couleur plus longtemps et la perd plus joliment.
Combien de temps ça dure et comment revenir en arrière
Autant être honnête sur la durée : un bleu vif est une couleur exigeante, qui s’estompe en quelques semaines selon la porosité du cheveu et la fréquence des lavages. Plutôt que de lutter, beaucoup accompagnent ce dégorgement, qui fait souvent passer le bleu par de jolis tons délavés avant de s’effacer.
Pour revenir à sa couleur, la patience reste la première alliée. Laisser le bleu dégorger naturellement, l’aider avec des lavages plus fréquents ou un produit déculottant doux évite de réattaquer un cheveu déjà éprouvé. Recolorer dans une teinte plus foncée est une autre option. Re-décolorer pour repartir sur une autre couleur vive, en revanche, demande d’attendre que le cheveu ait récupéré : un bleu, c’est un engagement, pas seulement une couleur.
Faut-il décolorer ses cheveux pour les teindre en bleu ?
Cela dépend de la nuance et de votre base. Un bleu clair ou pastel a besoin d’une base très claire, donc d’une décoloration, surtout sur cheveux foncés. Un bleu marine ou nuit se pose plus facilement sur une base déjà foncée. Pour les bases brunes ou noires, le salon est conseillé.
Quelle nuance de bleu choisir selon sa couleur de base ?
Plus la nuance est claire, plus la base doit l’être : un pastel demande un support presque blanc, un bleu nuit accepte une base plus foncée. Les nuances froides flattent souvent les carnations et yeux clairs, mais le choix reste avant tout une affaire de goût.
Combien de temps tient une coloration bleue ?
Un bleu vif s’estompe généralement en quelques semaines, souvent une à trois selon la porosité du cheveu et la fréquence des lavages. Plus le cheveu est poreux et lavé souvent, plus la couleur part vite. Un entretien soigné prolonge nettement la tenue.
Pourquoi mes cheveux bleus virent-ils au vert ?
Parce que le pigment bleu se dégrade en s’estompant et peut laisser des reflets verdâtres, surtout sur un cheveu poreux qui relâche la couleur de façon inégale. Garder le cheveu sain et nourri, et raviver avec un soin pigmenté, limite ce virage.
Comment faire tenir le bleu plus longtemps ?
Rincez à l’eau froide, utilisez un shampoing pour cheveux colorés, espacez les lavages et protégez vos cheveux du soleil. Des soins nourrissants et un soin pigmenté bleu de temps en temps maintiennent l’éclat et ralentissent le dégorgement.
Un bleu se mérite un peu : il demande de la préparation et des gestes réguliers. Mais bien mené, c’est une couleur qui se remarque et se porte avec plaisir.